Extrait de : Pietro Copiz, "Alfred Vaucher au fil des ans", Revue adventiste 15 juin 1987, p. 2-3
Alfred Vaucher est né le 18 mars 1887 à La Pounsa, Luserna-San Giovanni, près de Torre Pellice, dans les vallées vaudoises du Piémont.
Son père, Jules-Alfred Vaucher, et sa mère, Méry Revel, se sont séparés quelques mois après leur mariage, célébré le 10 juin 1886. La naissance a donc eu lieu dans des circonstances fort tristes. La mère ne faisait que pleurer. Elle n’avait pas assez de lait et devait porter chaque jour son enfant chez une voisine qui avait plus de lait qu’il ne fallait pour son bébé.
En 1888 (la date n’est pas certaine), Méry se rend à Battle Creek, dans le Michigan, pour obtenir, sous la direction du docteur John H. Kellogg (1852-1943), un certificat de masseuse, qui lui permette de gagner sa vie et celle de son fils. Quand son mari l’apprend, il envoie sa mère et une de ses sœurs pour prendre le petit Alfred. Celui-ci est amené à Fleurier, dans le canton de Neuchâtel, où il est élevé par deux tantes.
De retour en Europe, Méry ramène en 1891 Alfred chez sa mère, Catherine Revel, tandis qu’elle exerce sa profession de masseuse à Turin. L’enfant est maintenant élevé surtout par sa grand-mère maternelle, jusqu’en 1897.
Après une année d’école enfantine et trois années d’école primaire au village, Alfred (sur ses cahiers, le nom Felice est souvent employé et quelque fois Alfredo) rejoint sa mère à Turin, où il termine les deux dernières années de l’école primaire ainsi que les trois premières années d’un institut technique.
Sous l’influence et la protection du pasteur qui l’a baptisé en 1900, le jeune homme suit les cours de l’école biblique organisée par B.G Wilkinson (1872-1968) à Paris, 8, rue Malebranche, du 27 octobre 1902 au 13 avril 1903. Après avoir colporté quelques mois à la Chaux-de-Fonds avec des Signes des temps, encouragé par Ulysse Augsburger (1878-1963), Alfred doit rentrer chez sa grand-mère pour remplacer le fermier qui s’occupait de ses terres, car celui-ci est parti avant l’expiration du contrat.
Extrait de : Pietro Copiz, "Alfred Vaucher au fil des ans", Revue adventiste 15 juin 1987, p. 2-3